segunda-feira, junho 12, 2006

Les structures rhétoriques de la science de Kepler à Maxwell

Une poétique de la science : - Fernand Hallyn, Les structures rhétoriques de la science de Kepler à Maxwell (éd. du Seuil, coll. Des Travaux, 2004)
Pierre MachereyUMR 8163 « Savoirs, textes, langage », Université Lille III/CNRS
Résumé
L’article présente l’ouvrage de Fernand Hallyn, Les structures rhétoriques de la science de Kepler à Maxwell (éd. Seuil, 2004), où sont explorées les formes d’imaginaire théorique qui se développent à la limite entre pratiques littéraires et pratiques scientifiques. Sans prendre le risque d’en faire rentrer les vérités dans une perspective relativiste au point de vue de laquelle la science ne serait qu’une manière particulière de mettre le réel en récit, cette démarche apporte un précieux éclairage sur le processus de la science non déjà toute faite mais en train de se faire, où interviennent, entre autres, des modèles repris à la rhétorique et à la poétique. Ceci pris en compte, on est amené à renoncer à l’idée selon laquelle la connaissance scientifique parviendrait tout d’un coup à des vérités nues, dépouillées de tout revêtement textuel, et pouvant être appréhendées indépendamment du processus de leur production, sous forme d’énoncés autonomes, comme des phrases qui ne prendraient pas d’emblée place dans des textes, à l’intérieur desquels elles revêtent un sens qui, pour une part, déborde les limites objectives de leur énoncé, et s’offre à être restitué au point de vue, non seulement d’une épistémologie, mais aussi d’une poétique.
Abstract
The paper presents Fernand Hallyn’s Les Structures rhétoriques de la science de Kepler à Maxwell (Seuil, 2004), as an exploration of the theoretical imagination’s forms spreading between literary and scientific practices. This approach refuses any relativism about truth for science is not considered as a particular way to fictionalize reality. Fernand Hallyn throws so new light not on the achieved science, but on the science process, as modeled by rhetoric and poetic. Such analysis leads to abandon the idea that scientific knowledge gives nude, untextual truths, independent of their production process, like self-sufficient statements or sentences wich could be considered out of the texts where they make sense. But the meaning is out off the objective limits of the statements : it can be restored not only as an epistemological but also as a poetical meaning.
http://methodos.revues.org/document473.html